La cigarette électronique sur les lieux de travail

16.09.2013 Attention : Cet article date de plus de 4 ans mais n'est pas forcément obsolète. Lisez-le avec précaution.
Face au succès grandissant de l'utilisation de la cigarette électronique, l'employeur doit-il l'interdire sur les lieux de travail comme c'est déjà le cas pour la cigarette classique ? Dans une démarche de prévention, l'INRS invite l'employeur à interdire l'utilisation de la cigarette électronique sur les lieux de travail.

La cigarette électronique est constituée d'une résistance qui, lorsqu'elle est activée par l'utilisateur, chauffe un liquide composé d'un solvant (propylène-glycol ou glycérol), d'arômes et éventuellement, d'une dose plus ou moins forte de nicotine. Ce liquide est ensuite inhalé et rejeté par le consommateur sous forme de vapeur.

Des études établissent que cette vapeur libère dans l'air des composés organiques volatils et des particules fines ou ultrafines dont la toxicité n'a cependant, pour le moment, pas été clairement mesurée.

Les risques découlant de l'utilisation de la cigarette électronique, pour les personnes de l'entourage du consommateur qui respirent la vapeur ainsi dégagée, ne sont donc pas encore scientifiquement définis.

Rappelons cependant que l'employeur a une obligation de sécurité de résultat à l'égard de ses salariés et qu'il doit donc mettre en place, à titre préventif, toutes les mesures nécessaires pour protéger leur santé.

Constatant qu'il n'est pas possible de conclure à l'absence de risques pour l'entourage de l'utilisateur d'une cigarette électronique, l'Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) recommande ainsi aux employeurs de protéger les salariés contre une exposition « passive » à la vapeur de cette cigarette.

Dans une démarche de prévention, l'employeur a donc tout intérêt, par le règlement intérieur ou par une note de service, à interdire l'usage de la cigarette électronique dans les lieux de travail fermés et couverts.

 

Pour en savoir plus voir la page dédiée sur le site de l'INRS


Contactez-nous